Titre Air et climat, des sources de pollution communes

Airparif surveille les polluants atmosphériques et les gaz à effet de serre en Île-de-France

L'association de surveillance de qualité de l'air réalise un inventaire des émissions, aussi bien pour les polluants atmosphériques que pour les principaux gaz à effet de serre. Il permet de connaître la répartition géographique de ces émissions, leur évolution dans le temps, et la responsabilité des différentes sources.

Cet inventaire des émissions est un outil précieux pour identifier les sources de polluants sur lesquelles des actions auraient le plus d'efficacité et pour tester des scenarii de réduction prenant en compte ces deux problématiques.

Trois sources principales

Les trois sources majeures de rejets, à la fois pour les polluants atmosphériques et pour les gaz à effet de serre, sont

  • Le secteur résidentiel et tertiaire, du fait du chauffage.
  • Les transports.
  • L'industrie.
Pour le CO2, ces trois secteurs totalisent 93% des émissions.

Répartition (en %) des émissions annuelles de polluants en Île-de-France par grands secteurs d'activité (Émissions directes de la région uniquement, hors puits et GES produits par la consommation d'électricité)
Source : Inventaire des émissions 2007, Airparif

Le trafic routier représente un quart des rejets de gaz à effet de serre, plus de la moitié des rejets d'oxydes d'azote, environ un quart des émissions de particules PM10 et PM2,5 et 15% des émissions d'hydrocarbures (COVNM).

Quant au secteur résidentiel et tertiaire (chauffage essentiellement), il est la première source de gaz à effet de serre (40% des émissions) et pèse pour 20% dans les rejets d'oxydes d'azote (NOx), un quart des émissions de particules PM10, plus du tiers des PM2,5 et quasiment 30% des émissions d'hydrocarbures (COVNM).

Enfin, les industries jouent un rôle non négligeable sur les deux tableaux, avec près d'un quart des rejets de gaz à effet de serre, près de 15% des rejets d'oxydes d'azote, et plus de 30% pour les PM10 et plus du quart pour les PM2,5. On peut également mentionner le dioxyde de soufre dont les industries sont la première source mais qui ne pose plus de problème en Île-de-France.


Ces trois sources majeures engendrent des rejets de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques plus importants dans l'agglomération parisienne compte tenu de la densité de ses activités et de l'habitat, mais aussi le long des grands axes routiers (voir cartes ci-dessous). La densité des émissions de polluants dans l'agglomération par km² est extrêmement élevée, comparée à d'autres régions, mais la quantité émise par habitant est en revanche plutôt plus faible.

Densité des émissions de pollants en Île-de-France
Source : Airparif